Oliver Osborne

23 April - 23 May 2015
  • Exhibition view, Galerie Catherine Bastide
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Catherine Bastide presents the first solo exhibition at the gallery of paintings by Oliver Osborne (born Edinburgh, 1985). These new paintings include found images of cartoons paired with monochrome panels, as well as smaller naturalistic images representing the same orange jar viewed from different angles, in the same lineage as the depictions of rubber plants Osborne has previously painted.
Shown together, these two types of paintings could be interpreted as diverging in manner or technique, yet they both denote an interest in the way images function as a grammar even when they are stripped of language. The cartoons are taken out of their original context –the language textbooks they were appropriated from, their speech bubbles and legends removed, their situational meaning now rendered unintelligible– to meet another “found” tradition in the history of painting, the monochrome. All painting is a found language to some extent, and abstract or figurative distinctions are collapsed; monochrome painting is more “representational” than still life painting.
At first glance, the work looks highly elegant, sophisticated, and polished, in a way that seems almost anachronistic when one considers the high degree of realism and painterly refinement present in the small jar paintings, which contrasts with the apparent simplicity and crudeness of the cartoons and the elegance of the monochrome they’re paired with. Yet all of these pictures function together as a sort of slightly uncomfortable language with its own visual grammar, where the juxtaposition of images creates the same sort of puzzlement we encounter when trying to comprehend and master foreign languages. Oliver Osborne’s visual language is one that understands the historical moment we’re engaged with right now. In a world that comes after appropriation and Photoshop, painting is used as a technology (and not a tool) that appropriates and transforms images.
“I like to think of painting, and oil painting in particular, as a technology that I can use to produce images. It’s a technology that is flexible, crude and technical. The fascinating diversity in its recent history (from Ingres to Krebber perhaps) gives huge scope to painters today […] I’m often trying to figure out orthodoxy, which in painting is actually very hard to pinpoint [1]”
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[1] Oliver Osborne, interview with Guido Santandrea, “Oliver Osborne and the visual communication”, in Arte e Critica, issue 77, Winter 2014, p.57.

Catherine Bastide présente la première exposition personnelle à la galerie d’Oliver Osborne (né à Édimbourg en 1985). Ces nouvelles peintures incluent des petits formats représentant de manière naturaliste une même cruche orange, vue sous divers angles, dans la même lignée que les représentations de plantes déjà peintes par Osborne, ainsi que des dessins de type humoristiques trouvés par l’artiste dans des manuels scolaires, souvent présentés avec des panneaux monochromes montrés sous forme de diptyques.
Exposés ensemble, ces deux types de peintures pourraient être interprétés comme divergeant dans leur facture ou leur mode de représentation. Ils dénotent cependant un intérêt pour la façon dont les images fonctionnent comme une grammaire, même quand ils sont dépouillés de tout texte. Les dessins ont été ôtés de leur contexte d'origine - les manuels d’apprentissage de langues dont ils proviennent, les bulles et autres légendes escamotées, la signification des scènes originales rendue désormais inintelligible - pour rencontrer une autre tradition «trouvée» dans l'histoire de la peinture, le monochrome. Toute peinture est, dans une certaine mesure, un langage « trouvé », et les distinctions entre abstraction et figuration se sont maintenant effondrées; la peinture monochrome est désormais plus «représentative» que la nature morte.
À première vue, le travail de l’artiste possède un aspect très élégant et sophistiqué, d'une manière qui semblerait presque anachronique si on considère le haut degré de réalisme et de raffinement pictural présent dans les petits formats, qui contraste avec l'apparente simplicité presque crue des dessins humoristiques et l'élégance des monochromes avec lesquels ils sont présentés. Pourtant, toutes ces images fonctionnent ensemble comme une sorte de langage qui serait un peu mal à l'aise avec sa propre grammaire visuelle, où la juxtaposition des images crée le même genre de perplexité qui nous affecte lorsque nous essayons de comprendre et de maîtriser une langue étrangère. Le langage visuel d’Oliver Osborne saisit l’instant historique dans lequel nous sommes maintenant engagés. Dans un monde qui survient après l’appropriation et après Photoshop, la peinture est utilisée comme une technologie (et non pas un outil) qui s’approprie et transforme les images.

« J’aime imaginer la peinture, et la peinture à l'huile en particulier, comme une technologie que je peux utiliser pour produire des images. C’est une technologie flexible, brute et technique. La diversité fascinante de son histoire récente (d'Ingres à Krebber, peut-être) offre d'énormes possibilités aux peintres aujourd'hui [...] J’essaye souvent de m’imaginer ce qu’est l'orthodoxie, ce qui dans la peinture est en fait très difficile à cerner [1]"
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[1] Oliver Osborne, entretien avec Guido Santandrea, “Oliver Osborne and the visual communication”, in Arte e Critica, numéro 77, Hiver 2014, p.57.